À la fin du cours, l'étudiant(e) doit être à même de reconstruire une logique de la société haïtienne et de trouver une cohérence à ses cultures. Puisque traditionnellement les présentations s'attardent sur la période coloniale, sans creuser les phénomènes qui influent plus immédiatement sur l'actualité, ce semestre, le cours sera imparti à reculons. (Pour les bases méthodologiques de cette approche, voir de Jean Casimir, La Caraïbe, une et divisible, Un avenir imprévisible, p. 29 et suivantes).

L'objectif du cours est de découvrir une logique à l'organisation sociale du pays. Depuis Sténio Vincent au moins, l'oligarchie et l'intellectualité haïtiennes, à la suite de la communauté internationale, trouvent la politique dans ce pays "désordonnée, ridicule et cruelle". Le cours se propose de défaire ce noeud gordien afin d'aider à gérer les composantes du système politique et social et d'en projeter des combinaisons plus rationnelles et plus adaptée à sa structure spécifique.

Le cours prétend laisser l'étudiant(e) avec la question suivante : Comment réparer les injustices d'aujourd'hui, si l'on considère celles d'hier qui les fondent comme des droits acquis?